Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 69]

 

En sortant du bureau du consul adjoint, Murakami ferma la porte derrière elle. Elle regarda Atsumi puis Fujisaki avant d’ajouter :

— Il faut appeler Konda.

Atsumi s’en chargea et à peine était-il arrivé que Murakami leur annonça :

— L’Etat-civil va être pris en charge par Tokyo. Le consulat va fermer !

— C’est lui qui te l’a dit ? demanda Konda.

— Il a refusé de me dire qui de Tokyo ou d’Osaka allait être en charge de la liste unique d’Etat-civil et il a refusé de me dire si le consulat allait rester ouvert dans le futur. Et pourtant, j’ai insisté. Rien à faire. Quand je lui ai demandé ce qui allait se passer pour moi et mes collègues, il m’a répondu qu’il ne savait pas et lorsque je lui ai demandé si Tokyo ou Paris était au courant, il m'a suggéré de les contacter directement.

— Hé, bien ! On va les appeler.

Konda avait compris où Murakami voulait en venir. Elle était d’une gentillesse infinie, toujours prête à aider quitte à ce que certains abusent de sa bonté mais lorsque qu’il fallait se battre, elle redevenait une guerrière comme ses ancêtres. Il la respectait grandement pour cela.

 

En chemin vers le bureau de Konda, ils récupérèrent Yamamoto qui passait par là et lui expliquèrent rapidement la situation.

Konda s’assit à son bureau et appela Tokyo.

— Bonjour Françoise. Est-ce que Son Excellence est disponible ?

— Monsieur Kuso veut lui parler ? A quel sujet ?

— J’appelle au nom de toute l’équipe consulaire. Nous aimerions savoir quand le consulat va fermer.

— Un instant…

Konda savait qu’il n’obtiendrait aucune information de la part de Françoise et que les chances qu’elle lui passe l’ambassadeur étaient quasiment nulles mais son but était tout autre : l’essentiel était de créer une onde qui, en s’amplifiant, allait déclencher un tsunami. 

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