Le 20 mai 1941, le port de Tokyo, Tôkyô-kô 東京港, s'ouvre au commerce international.

 

Jusqu'à cette date, l'essentiel du trafic maritime international passait par le port de Yokohama, Yokohama-kô 横浜港, mais le grand tremblement de terre du Kantô de 1923, Kantô daishinsai 関東大震災, a fortement endommagé les infrastructures portuaires de Yokohama et une partie du trafic a été détourné vers Tokyo.

 

C'est un des cinq ports les plus importants du Japon avec Nagoya 名古屋港, Yokohama, Ôsaka 大阪港 et Kôbe 神戸港. En 2008, il occupe 5.730 hectares de la capitale et s'étend sur 5 quartiers différents : Chûô 中央区, Kôtô 江東区, Minato 港区, Shinagawa 品川区 et Ôta 大田区.

 

En 2012, il a généré 13.144, 4 milliards de yen de revenus (2e place derrière Nagoya).

 

En 2011, 26.358 navires y ont accosté et 83,395 millions de tonnes de fret y ont été chargées et déchargées.

 

À la fin de l'époque du Bakufu d'Edo, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le port d'Edo, n'était alors qu'un port fluvial, kakô 河港, et il dépendait de celui de Yokohama pour le fret international.

 

Ce n'est qu'à l'époque Meiji que son développement est encouragé en même temps que l'aménagement de l'estuaire de la Sumida 隅田川 avec la construction de canaux et de terrains gagnés sur la mer pour permettre l'accostage de grands navires.

 

En 1925, il put accueillir des bateaux de 3000 tonnes sur les jetées, sankyô 桟橋, de Shibaura 芝浦 et Takeshiba 竹芝. Par la suite, d'autres appontements, futô 埠頭, furent construits : Shinagawa 品川, Harumi 晴海 et Toyosu 豊洲.

 

Après la Seconde guerre mondiale, le développement du port devient vital pour la reconstruction de l'industrie japonaise. Des quais spécialisés sont construits pour recevoir des porte-containers. En 1967, Tokyo devient le premier port international pour les containers.

 

Carte touristique du port de Tokyo © Bureau du port de la ville de Tokyo, Tôkyôtô kôwan-kyoku 東京都港湾局