Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 91]

 

Ce n’est pas pour flatter mon ego mais lorsqu’on envoya de Tokyo un des conseillers lambda de l’ambassade dans l’intention de me demander de réintégrer mon poste de secrétaire auprès du consul général, j’ai été particulièrement flatté. Grâce à moi, un pauvre petit sous-fifre avait pris le shinkansen afin de se rendre dans un village perdu du Kansai dont il n’avait jamais entendu parler de sa vie, dans l’intention de me voir et de me supplier de reprendre mon ancien travail.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 87]

 

Après le déjeuner pris en commun, Konda alla voir Faverges pour lui remettre la lettre détaillant toutes leurs demandes respectives. Ce dernier lui répondit que la décision appartenait à Paris et qu’il n’aurait pas de réponse avant mardi matin.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 85]

 

Dans le train qui le ramenait chez lui, Konda eut le temps de réfléchir à la manière dont il allait présenter la situation à sa femme, déjà que ce ne fut pas facile de lui faire comprendre qu’il avait intérêt à faire grève.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 83]

 

— Bonjour Isabelle, c’est Faverges à Osaka. Vous pouvez me passer la compta ? Oui, merci, je patiente… Allô, Serge ? Comment vas-tu ? Oui, tout va bien ici, enfin presque… Je t’appelle à propos du calcul des indemnités de départ du personnel local. J’ai Monsieur Konda, ici présent, qui insiste. Il réclame les textes de lois et le détail des calculs des indemnités. Oui, je sais… Bien sûr… D’accord… On se fait un dîner à mon retour, hein ? Oui, j’espère aussi, très bientôt. Allez, à plus, tchao, salut, bye-bye !

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 82]

 

C’était au tour de Konda. Il se vit proposer un poste de secrétaire du responsable des archives de l’ambassade : un emploi « placard » dont disposent toutes les administrations pour y caser leurs agents à « problèmes ».

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 80]

 

A quinze heures, tout le consulat était là. Il avait été convenu avec le premier conseiller qu’il serait préférable que ce soit l’ambassadeur en personne qui annonce la mauvaise nouvelle et rende la fermeture du consulat officielle. Faverges appela l’ambassade et mit le haut-parleur pour que tout le monde puisse entendre la voix de Pierre-Aymard.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 78]

 

Quatre jours plus tard, Pierre-Aymard Gauldrée de Bazancourt reçut le télégramme diplomatique l’informant de l’inévitable. Il fallait maintenant gérer la mise à la porte du personnel consulaire : une réunion s’imposait.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 75]

 

Konda savait qu’il n’avait rien à attendre de Faverges. Il rappela la secrétaire de l’ambassadeur à nouveau :

— Bonjour Françoise, comment allez-vous ? J’aimerais savoir si Son Excellence est là ?

— Bonjour Konda, vous désirez parler avec l’ambassadeur en personne.

Onegai shimasu. S’il vous plait ?

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 74]

 

Faverges dut se résoudre à appeler Tokyo mais il avait des informations importantes à leur communiquer. Il était hors de question de déranger l’ambassadeur mais en informer son premier conseiller posait moins de problème : celui-ci était ami comme cochon avec le consul général de France, son supérieur direct.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 72]

 

Faverges sortit du bureau du consul légèrement énervé. Il se retrouvait seul à gérer une situation délicate. L’appui du consul aurait été d’une grande aide mais ce dernier était un vrai salaud. Il se tourna vers Konda, celui-ci était en train de l’épier du coin de l’œil. Il aurait aimé l’attraper par le col et le secouer mais il ne pouvait pas faire grand-chose et son impuissance augmentait son agacement. Il sentit que sa paupière était sur le point de se remettre à clignoter.

Lire la suite...

Sa Majesté chez les Nippons [Épisode 71]

 

— Monsieur le consul général ? Vous désirez me parler ? demanda Faverges après être entré dans le bureau du consul.

Cusseaud était tout sourire, limite chaleureux. Quelque chose ne va pas, se dit Faverges.

Lire la suite...